« La séance est levée, à demain », voilà la dernière phrase du président de la Chambre basse Gary Bodeau, le mardi 20 février dernier. D’un ton fatigué, ce dernier a dû prononcer ces mots après qu’un deuxième appel nominal n’eût pu constater la présence que de 44 députés dans la salle de séance sur les 117 que paie la République.
Cet échec du quorum est dû non seulement aux derniers mouvements qui ont secoué le pays, mais aussi à une lutte sans merci livrée entre les hommes forts de la Chambre pour drainer à leur cause le plus grand nombre d’élus, ce qui, ipso facto, les rendra aptes à contrôler non seulement le plus grand nombre de commissions permanentes, mais surtout les meilleures, c’est-à-dire celles ayant un lien direct avec les ministères clés.






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