Il a fallu plusieurs heures de discussion aux 18 sénateurs présents dans la salle pour décider si oui ou non la séance du jour devait se tenir à huis clos ou publiquement.

Cette idée d’une séance loin des caméras de la presse vient du Premier ministre Jean-Henry Céant qui est à la tête d’un CSPN édenté, vu l’absence du directeur général de la Police nationale, Michel-Ange Gédéon, et du commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Paul Eronce Villard, et à la recherche de confort pour mieux cracher le morceau aux sénateurs sur l’affaire des étrangers en possession de fusils d’assaut sur le territoire haïtien. Cinq sénateurs, Joseph Lambert, Jean Rigaud Bélizaire, Jean-Marie Ralph Féthière, Pierre François Sildor et Denis Cadeau, ont jugé bon de se ranger du côté du Premier ministre dans sa demande. Pour ce faire, une demande de huis clos est envoyée au président Carl Murat Cantave.