Plus que la gourde qui se transforme en ‘’zorèy bourik’’, l’insécurité fait peur. Les bandits, sans aucune retenue, sèment le deuil à Port-au-Prince comme dans les villes de province. Ces derniers jours, le phénomène de l’insécurité, qui prend des proportions alarmantes, n’épargne personne.Il emporte jeunes, vieux, anonymes, universitaires, policiers…Viols, assassinats spectaculaires, kidnapping, les bandits ne se donnent aucune limite. La PNH, l’institution chargée de protéger les biens et les vies, en est la principale victime. La dernière victime est l’inspecteur Jacques Dominique dont le corps sans vie a été retrouvé jeudi matin à Léogâne. Ce nouveau cas porte à environ une vingtaine le nombre de policiers tués en cinq mois.
Ces deux dernières semaines, les bandits ont, en toute quiétude, conquis de nouveaux territoires. C’est en plein jour, dans des endroits fourmillant d’activités, qu’ils commettent leurs forfaits pour ensuite repartir sans être inquiétés. Tout cela ne semble pas être suffisant pour porter les autorités à redoubler d’efforts. Elles semblent être désarmées face aux bandits. La population est ainsi livrée à elle-même. La tête du Premier ministre « nommé » Jean-Michel Lapin, président du Conseil supérieur de la Police nationale, est ailleurs. Elle réfléchit sans doute au sort qui lui est réservé au Sénat de la République vu que la principale revendication des quatre sénateurs de l’opposition n’a pas été satisfaite. Le président Jovenel Moïse, têtu, maintient à son poste le ministre de la Justice, Jean Roudy Arly, décrié comme lui-seul dans l’affaire des mercenaires.





Commentaires
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à réagir.