9 heures passées de 30 minutes. Au local de l’Université Quisqueya (l’un des points de rencontre de la marche contre le viol perpétré sur des étudiantes), hommes et femmes s’amènent peu à peu. T-shirts blancs, pancartes, bandeaux, tous ornés de slogans, ils n’attendent que le coup d’envoi. Dans un coin à l’entrée, la militante féministe Pascale Solages griffonne sur un bout de tissu qu’elle va transformer en bandana d’occasion. Trois mots simples comme bonjour : « Pa fè silans ». Pourtant, ils charrient l’essence de ce dimanche matin 25 mai 2019, où en Haïti l’on célèbre les mamans. Ils résument tout un combat contre un système patriarcal, machiste. Trois petits mots, pour tenir tête à l’intolérable, dénoncer et inciter l’État à faire face à ses responsabilités.
« Le viol est inacceptable. Cela prouve que l’on a un vrai problème avec la sexualité en Haïti. Pa fè silans. Des violeurs, les seuls responsables de leurs actes, punis par la justice, relèvera d’une grande victoire. Pa fè silans », indique Stéphanie Douyon, l’une des figures de proue de l’entertainment en Haïti.






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