Ils sont nombreux. Les enfants placés en domesticité. Les « restavèk ». Les « Sélavie ». Ils sont chez nous ou dans le voisinage à subir violences corporelles et mentales. Ces nouveaux esclaves peuplent notre quotidien, il y a fort longtemps. C’est ce constat amer qui a poussé ce travailleur social à soumettre, deux ans de cela, son premier roman à la plus grande foire du livre du pays et à poursuivre l’aventure. Aujourd’hui, Rénold Louis, à travers son nouveau texte, réclame justice pour tous ces gosses dont l’enfance a été volée, prise d’assaut par ces familles « bienfaitrices » de Port-au-Prince.

« Aujourd’hui encore, la domesticité infantile bat son plein au niveau de la société. Une situation gangreneuse qui ne cesse d’attirer l’opinion de plus d’un. C’est dans ce contexte que le professeur Rénold Louis, passionné d’une justice équitable, s’est donné pour mission de parler pour les sans-voix », a préfacé Me Thervil Pierrin, aussi « un appel de détresse à une justice en mal d’enfant » met-il en exergue à travers l’idéal d’une justice haïtienne à travers les familles Octave et Télijean. Deux catégories sociales différentes. La première, une famille aisée de la capitale tandis que la seconde en est une modeste de la province, précisément la localité « Tèchèch ». Les Télijean, après avoir « osé » d'intenter en justice contre Madame Octave pour la mort de leur fille de 11 ans, finissent par gagner le procès malgré les ma de la partie adverse.