Le pays a vécu 12 mois ponctués de convulsions sociopolitiques. Entre le choc du 6 juillet 2018 provoqué par l’augmentation significative et brutale des prix des produits pétroliers pour réduire la subvention publique et l'appel presque général à la démission du président Jovenel Moïse le 9 juin 2019, les finances publiques et l’économie en général ont casqué.

Des indicateurs présentés il y a une semaine par le ministre de l’Économie et des Finances, Ronald G. Décembre, démontrent la gravité de la situation. Le grand argentier de la République a annoncé la révision du taux de croissance du PIB, de 2,8 à 1, 5 %, sans omettre de souligner le taux de croissance de la population, 1,5 % l’an. La croissance réelle du PIB est de 0 %.