La défaillance des entreprises peut être néfaste pour les institutions financières, d’après l’économiste Fritz Alphonse Jean, interviewé récemment par les journalistes de Magik 9. Depuis les émeutes des 6 et 7 juillet 2018 provoquées par la décision de l’administration Moïse d’augmenter les prix des produits pétroliers à la pompe dans l’objectif de mettre fin à la subvention desdits produits sur recommandation du Fonds monétaire international (FMI), l’économie haïtienne s’enfonce dans un labyrinthe. Les agents économiques notamment les ménages et les entreprises sont pris dans la tourmente depuis lors. Certaines entreprises, pour subsister, ont recours à des licenciements collectifs, d’où l’impact immédiat de la crise sociopolitique actuelle sur le nombre restreint des emplois disponibles dans le pays.
Selon l’économiste Fritz Jean, les entreprises font face à des pertes de capitaux. « Ces pertes de capitaux résultent de deux causes : d’un côté, il y a les clients qui n’arrivent pas à s'acquitter de leurs dettes envers ces entreprises. De l'autre, il y a des clients qui ne peuvent pas continuer à se procurer des biens et services offerts par les entreprises », a indiqué Fritz Alphonse Jean, soulignant que ces entreprises pourraient ne pas pouvoir respecter leurs obligations vis-à-vis des institutions financières. L’économiste Fritz Jean a exprimé ses inquiétudes au sujet des institutions financières qui pourraient se trouver en grande difficulté. « La défaillance de ces entreprises va se refléter sur les institutions financières. Au cas où cette crise atteint les institutions financières, le pays va s’exposer à un grand danger », a affirmé Fritz Jean.





Commentaires
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à réagir.