Récemment, le ministre de l’Economie et des Finances, Ronald Décembre, a fait savoir que les recettes de l'État ne sont pas au rendez-vous, soulignant un manque à gagner de plus de 35 milliards de gourdes en référence aux prévisions. Dans l’interview accordée, lundi 1er juillet, à Magik 9, l’économiste Fritz Alphonse Jean s’est interrogé sur les recettes douanières qui ne connaisse pas un accroissement malgré une augmentation du taux de change. Il s’est gardé de spéculer et laisse sa question dans l’air après avoir fait valoir certaines considérations.
« Quand on faisait les prévisions sur les recettes douanières, le taux de change tournait autour de 63 à 65 gourdes. Il était prévu des recettes douanières tournées autour de 3 à 4 milliards de gourdes par mois. Quand je regarde le volume d’importations, il diminue légèrement entre 1% et 2%. Je ne comprends pas comment avec un taux de change qui oscille entre 93 et 94 gourdes les recettes douanières pour les derniers mois varient entre 2,9 et 3,4 milliards de gourdes », déplore l’ex-gouverneur de la banque centrale Fritz Jean, s’interrogeant sur le fait que les recettes douanières restent au-dessous de la barre des 4 milliards de gourdes par mois. Il a souligné que la valeur des marchandises à la douane est fixée au taux du jour.





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