Cette semaine encore, les parlementaires haïtiens étaient aux abonnés absents au bord de mer.  Bien sûr, ici on ne parle pas de présence visant à régler des affaires personnelles mais à des travaux en Assemblée. Aucune séance de travail n’est à signaler, une semaine après l’ouverture, tant bien que mal, de la deuxième session ordinaire de travail de l’année législative.

À la Chambre basse, on peut garder en mémoire la sortie sans ménagement, le lundi 1e juillet dernier, du député de Mirebalais Abel Descolines, accusant le président de la Chambre basse, Gary Bodeau, d’avoir, de « manière cavalière », décidé de ne pas tenir la conférence des présidents de ce lundi. Selon Abel Descolines, qui rappelle que l’obligation d’organiser une conférence des présidents tous les lundis est une prérogative du règlement intérieur de la Chambre, le président Gary Bodeau aurait agi de la sorte juste pour éviter de voir venir sur la table « l’obligation d’insérer dans l’ordre du jour de la plus prochaine séance la question de la mise en accusation du président de la République Jovenel Moïse pour crime de haute trahison ».