Il fait chaud. En plein mois de juillet, il fallait s’y attendre. Sous cette tente aménagée dans la cour de l’IFH, chacun se sent obligé de prendre son mal en patience. En dépit de tout. Alors soit on transforme les bouts de papier en éventail, soit discute avec son ami d’à côté de façon à oublier cette sueur déferlant sur notre visage et sous nos habits. Tandis que d’autres font tout bonnement le pied de grue en attendant que la Jehyna débute son show.

Précédée de ses musiciens tous de noir et blanc vêtus, la chanteuse s’amène. Toujours excentrique dans ses tenues, ce soir elle a opté pour un bustier bodysuit, des collants surmontés d’un tutu, tous de couleur noire. Sous ses pieds, ni sandales ni une quelconque chaussure. On imagine qu’elle veut sentir à fond toute cette énergie qui va se dégager de la scène. La concentration se lit sur son visage impeccablement maquillé. En guise de salutation, la jeune artiste nous sert les premières notes de « Sole » dans un a cappella mettant à nu toute la beauté de sa voix. « Sole m pa vini pou m rete... », lance-t-elle. Pourtant, on souhaite bien qu’elle reste pour nous chanter encore et encore afin d’apaiser cette chaleur nous consumant. Justement, c’est ce qu’elle a fait avant que dame pluie s’invite.