Mués par un espoir qui peut être assez fugace, un nombre incalculable d’Haïtiens essaie de rentrer légalement ou pas en terre voisine. En ces jours, l’obtention d’un visa de la République dominicaine se fait non sans difficulté. « Étant en période pré-électorale, les autorités dominicaines ont durci le ton » au cours des six premiers mois de l’année, soit de janvier à juin 2019. Ils ont rapatrié 52 510 personnes, dont 109 mineurs non accompagnés de leurs parents ou d’une personne responsable. « Les méthodes utilisées dans les opérations de rapatriement par les autorités dominicaines sont toujours controversées », juge le GARR, qui a recensé l’intensification du rapatriement des Haïtiens à la frontière dominicaine au début de 2019.
Le GARR a procédé au recensement de ces rapatriés au niveau des points frontaliers officiels et non officiels entre Haïti et la République dominicaine. De ses observations, l’organisme de droits, qui intervient à la frontière haïtiano-dominicaine, révèle que « les enfants reçoivent les mêmes traitements que les adultes, à savoir bastonnades, violences, mauvaises conditions de détention, dépossessions. Les constats sont les mêmes, les femmes, quoique en quantité réduite par rapport aux hommes, subissent les dures épreuves et sont plus à risque d’être harcelées ou violées ». Les migrants rapatriés au cours du premier semestre de l’année 2019 ont vécu entre un mois et dix ans en République dominicaine. La majorité d’entre eux vivaient dans les villes dominicaines de Las Matas, San Juan de la Maguana, San Cristóbal, Santiago, Barahona, Higuey, San Pedro de Macoris et à Santo Domingo.






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