L’investissement direct étranger (IDE) qui était à la hausse depuis 2008 a atteint un pic en 2014-2015 avec 161 millions de dollars américains puis est redescendu en demeurant aux environs de 100 millions pendant toute la période de turbulence politique. Les données de 2016-2017 montrent un sursaut de 200% d’augmentation de l’IDE, lequel n’a pourtant pas influencé  la croissance de 2017-2018, étant donné les délais d’exécution qui accompagnent les commandes placées par les donneurs d’ordre. Ce constat du cinquième « Rapport sur la situation financière et l'efficacité des dépenses publiques » montre à quel point les investissements étrangers sont faibles dans l’économie nationale.

« L’autre variable dont le comportement est mesurable et sensible aux investissements est l’industrie du bâtiment et des travaux publics. Cette industrie complexe se présente depuis les 20 dernières années comme le poumon de la croissance économique », souligne le cinquième RSFEEDP. Celui-ci indique que cette industrie puise ses investissements de deux sources : l’aide publique au développement et les prêts bilatéraux, les transferts des expatriés haïtiens, principalement ceux vivant aux États-Unis d’Amérique.