L’un des grands accomplissements du programme de soutien aux chaînes de valeur (ANCRE) est l’implantation dans le département du Nord-Est, notamment au Parc industriel de Caracol, l’usine de transformation de sisal, la SISALCO. Avec cette usine, les producteurs de Paulette, de Phaéton et de Ferrier n’ont plus de mal à écouler ce produit. Toute la chaîne est en branle. Sous l’impulsion d’un organisme étranger, North Coast, le sisal est de plus en plus présent dans cette partie du pays. Mais pas comme on l’espérait. Avec la désaffectation par la Banque interaméricaine de développement (BID) de la plus grande partie de l’enveloppe allouée initialement à ce projet, doublée de la mauvaise expérience faite avec la Plantation Dauphin, moins d’un quart des terres concernées a été mis en valeur. Ce qui met en difficulté l’usine de transformation.

Selon les dires des principaux tenants du projet, à savoir le ministère de l’Agriculture à travers l’Unité de promotion de l’investissement privé dans le secteur agricole (UPISA), le Fonds de développement industriel (FDI), le North Coast, la Sisalco et une organisation de producteurs basée à Paulette, en plus de l’implantation de l’usine dans cette partie du pays, il a été également question de mettre en valeur 4 000 hectares en sisal pour faire tourner l’usine de transformation de la fibre en d'autres produits comme les cordes, les sacs et autres. De cette quantité, mille hectares étaient à la charge de la compagnie de transformation et le reste devait être produit à travers un partenariat entre le ministère de l’Agriculture et des producteurs de la zone.