« Désolé, je suis très grand », lance-t-il quand il se baisse un peu pour nous saluer. Il a raison : un Goliath, le Chris Morning. Lunettes marron vissées sur le bout de son nez, t-shirt noir auréolé d’un dessin chaleureux, jeans bleu et baskets, le géant Christopher, comme il le clame dans l’un de ses morceaux « pa t bezwen anpil » pour son bref passage à Ticket. Sinon de sa bonhomie et de son manager gardant toujours un œil sur lui.

Pour le Port-au-Princien de 26 ans tout commence professionnellement en 2014. S’il a débuté dans la peau d’un beat maker, désormais, Chris Morning se propulse au-devant de la scène en arborant son costume de chanteur. Il renoue avec la chanson tel au temps de son enfance quand son père guitariste lui apprenait à chanter. « J’évolue dans la musique depuis tout petit où j’ai appris également à jouer du piano », explique Christopher, qui a réalisé le beat de « E piyay », morceau chanté par l’ancien Digicel Star Sébastien Pierre.