«Aujourd’hui, nous ne créons pas de valeurs ajoutées, nous ne transformons pas nos matières premières en produits finis. Par conséquent, il n’y a pas de sophistication dans les produits que nous exportons », a affirmé l’économiste Kesner Pharel, intervenant récemment lors d’un minicolloque organisé par des étudiants de l’Institut des hautes études commerciales et économiques (IHECE). Dans l’économie mondiale, actuellement tout produit présenté sous forme de matière première, c'est-à-dire, sans sophistication, subit, en quelque sorte, une perte de valeur, souligne Kesner Pharel.
Pour étayer cette affirmation, le président-directeur général du Group Croissance, Kesner Pharel, a pris l’exemple du cacao et du vétiver, deux produits exportés par Haïti. « La Suisse ne produit pas de cacao mais il le transforme en chocolat. Elle empoche beaucoup plus d’argent que Haïti qui produit le cacao mais qui l’exporte sans transformation », a expliqué M. Pharel. L’économiste a aussi fait comprendre aux étudiants ce que représente, en termes de valeur monétaire, un tout petit flacon de parfum par rapport à une quantité importante de l’huile extraite du vétiver.





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