Le Nouvelliste : Quels moyens financiers disposez-vous pour la bonne marche du karaté en Haïti ?
Frantz Delance : La fédération ne prévoit pas encore à quelle hauteur elle sera aidée, mais nous avons le support du Comité olympique haïtien (COH) et du ministère des Sports qui n’a jamais ménagé leur appui dans ces occasions. De plus, depuis quelques années déjà, la fédération a toujours su compter sur un partenaire incontournable dans ses activités. Il s’agit de l’entreprise Farmatrix qui ne rate jamais une occasion d'encourager nos athlètes dans leurs déplacements.
LN : En ce qui a trait aux relations avec l’instance internationale ?
FD : Nos rapports avec l’international sont cordiaux. Mais vous savez que ce qui compte vraiment dans les relations avec l’international, c’est l’atout de la présence aux championnats. Autrement, vous êtes relégué au second plan avec la perte de toute opportunité de vous faire une bonne place au cours des compétitions. Mon équipe a la forte présomption de pouvoir changer la donne en utilisant toutes les ressources possibles à notre portée pour y arriver. Nous espérons avoir aussi le support et l’engouement de la presse, sans laquelle rien ne pourra être connu et débattu.
LN : Pouvez-vous compter sur une aide financière de l’instance internationale ?
FD : Vous savez, avant de penser à toute forme d’aide de l’international, il faut d’abord prouver que vous travaillez pour aller de l’avant. Que vous ne ménagez pas vos efforts pour atteindre vos objectifs. Et cela doit se traduire dans les faits. Voilà ce qui attire l’attention de l’international. Je dois ajouter que l’aide assurée que nous avons est son support et son accompagnement dans l’organisation des formations. En dehors de cela, il faut compter financièrement sur nos propres atouts sur place et dans notre pays.
LN : Qu’en est-il des rendez-vous nationaux et internationaux à honorer par la fédération ?
FD : Du 12 au 18 août, la fédération va prendre part au 5e championnat de la Fédération caribéenne de karaté en République dominicaine avec une délégation de 18 membres, dont onze athlètes, trois entraîneurs et deux dirigeants. Un tournoi estival sera organisé les 24 et 25 août au centre Sport pour l’Espoir et un autre tournoi est prévu en novembre baptisé «Solèy leve». À l'approche du 13 décembre, la fédération organise une examen de grades pour les ceintures noires et, en prélude au championnat national qui se tiendra en décembre, nous projetons un formation d’arbitrage et de kumite afin de préparer les responsables à la gestion du championnat.
LN : Avez-vous des projets à court et long terme ?
FD : Le court ainsi que le long terme, c’est de pouvoir étendre la pratique du karaté à tous les échelons de la jeunesse sportive obligatoirement en passant par les écoles publiques et privées. Pour ce faire, la collaboration du ministère des Sports est incontournable.
LN : Le mot de la fin.
FD : Il n’y a rien de mieux pour la jeunesse d’un pays que la pratique du sport. Il n’y a rien de mieux pour un gouvernement que d’accompagner la jeunesse estudiantine dans des occupations sportives pouvant déboucher sur de grands talents faisant l’honneur et le prestige de la nation plus tard. Il faut une prise en main de la pratique sportive par le ministère des Sports via le canal de toutes les fédérations à travers les écoles et universités de la capitale et de la province, pour garantir à toute une génération un «Mens Sana In Corpore Sano» (un esprit sain dans un Corps sain).
Propos recueillis par Emmanuel Bellevue






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