Le pays fait face à une insécurité grandissante. Même si les autorités disent avoir le contrôle de la situation, il est clair que les institutions chargées de notre sécurité sont le dos au mur dans plusieurs quartiers, notamment à Martissant où les bandits font la loi depuis environ deux ans. Ces derniers jours, on a l’impression que les bandits ne se donnent plus de limite. Sous les regards impuissants ou passifs de la police, ils sèment le deuil et détournent des camions de marchandises à leur guise. Traverser Martissant ou le Bicentenaire n'a jamais été aussi perilleux. Pourtant, la police dit avoir le contrôle de ces quartiers.

Entre-temps, il est bruit que le gang d’Arnel Joseph se renforce dans l’Artibonite en dépit de l’arrestation de son leader. Nous imaginons les conséquences de ce climat de terreur sur notre faible économie. Un tour dans les restaurants ou les hôtels de la zone métropolitaine peut expliquer à quoi est réduit le secteur touristique. On peut imaginer le sort des commerçants des départements du Sud, de la Grand’Anse, du Sud-Est et des Nippes qui doivent acheter leurs produits à Port-au-Prince.