Sans surprise, la majorité présidentielle a rejeté, dans la nuit de mercredi à jeudi, la demande de mise en accusation du président Jovenel Moïse formulée par les députés de l’opposition. Une petite victoire pour le chef de l’Etat qui est empêtré dans une crise politique aiguë alimentée par les multiples scandales qui éclaboussent son camp politique. On estime même que les députés de l’opposition qui visiblement n’avaient pas les moyens de leur politique, renforcent le président Jovenel Moïse à travers leur tentative de le mettre en accusation.
On peut toujours nuancer en reconnaissant que les députés de l’opposition ont exercé un droit que leur donne la Constitution. Pour certains, ils étaient courageux en se mettant en face d’une majorité acquise à la cause de Jovenel Moïse. On ne sait pas à quel prix. A côté de toutes les spéculations sur la séance, une chose est sûre, elle a été un exercice démocratique. Il y a plusieurs leçons qu’on peut en tirer, notamment la nécessité d’une loi traçant la procédure de mise en accusation du président de la République, car, dans la séance qui a été mise en continuation à plusieurs reprises, il y a eu beaucoup d’improvisations et d’hésitations.





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