« Ville et gouvernance locale dans le cadre d’une politique publique de développement de la ville », c’est autour de ce thème que se déroule cette matinée-débat où chaque  intervenant a fait valoir et ses points de vues sur  les villes. C’est le cas de l’économiste Kesner Pharel qui a présenté les différents indicateurs à prendre en compte dans le cadre de la compétitivité des villes : « Quand on parle de la compétitivité des villes, il y a 12 piliers à considérer : les institutions, les infrastructures, les technologies de l’information, la stabilité macroéconomique, entre autres. Cette année, on a ajouté le capital humain (santé et compétence), le marché des biens et des services,  le marché du travail, le système financier, la taille du marché », indiqué le patron du Group Croissance, soulignant que la taille du marché haïtien est plus petite que celles de la République dominicaine et de la Jamaïque bien que le pays a beaucoup plus d’habitants que ses voisins régionaux.

L’économiste a aussi abordé la question de l’efficience de la gouvernance locale. Il a fait le point sur les différents points : « Capacité du service de santé,  capacité des écoles,  sécurité, efficience dans l’enregistrement, unité de promotion des investissements, conformité aux directives nationales, présence d’un plan d’aménagement du territoire, présence d’un plan de gestion de réduction des risques de désastres, ratio des taxes et impôts collectés par rapport aux revenus totaux de la commune, un score de transparence dans le système de gestion de performance au niveau du gouvernement local, un score de gouvernance économique dans le système de gestion de performance au niveau du gouvernement local. »