Dans deux semaines, le 9 septembre, il est prévu la rentrée des classes en Haïti. Les parents se démènent comme un diable dans un bénitier pour joindre les deux bouts afin de rendre possible cette rentrée. L’éducation est un poste de dépenses des plus importants à côté du logement et de l’alimentation. La rentrée scolaire n’est jamais une mince affaire dans ce pays où les écoles sont non publiques à 90 %. Le financement de l’éducation ne veut pas dire grand-chose pour les élites et pour l’Etat lui-même. Le ministère de l’Education nationale dispose d’un budget d'environ 15 milliards de gourdes.
C’est la même litanie chaque année à la veille de la rentrée des classes, on parle à longueur de journée du financement des manuels scolaires. De moins en moins transparent, cette année, on ne sait même pas quels sont les manuels ou l’enveloppe allouée pour la question. Silence radio. L’absence de gouvernement a son poids dans cette affaire. Mais les années précédentes on n’a jamais pensé à institutionnaliser cette subvention qui peut prendre plusieurs formes : l’alimentation, la scolarité, le transport, la disponibilité des manuels, entre autres.




Commentaires
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à réagir.