Une vraie bête de scène, cette Alexa ! C’est l’impression qu’on a eu en voyant le public de Trinidad ovationner Gérald Kébreau and Friends. Ce soir-là, dans la vaste salle de spectacle du National Academy for the performing Arts, la chanteuse sanglotait dans son jumpsuit jaune et ses talons rouges. Des pleurs de joie teintées également de papillons noirs. D’un passé lourd à transporter. D’une enfance triste. De rêves d’adolescente avortés. D’une jeunesse volée. Mais surtout d’une femme qui s’est dressée contre ses ténèbres, poursuivant la tête haute son rêve de toujours : « Faire le tour du monde en chantant. »
« Sur scène, j’interprète d’habitude avec rage. Je dégage beaucoup d’énergie. Parce que je revis ces moments tristes de mon adolescence où je ne pouvais parler de ma tristesse à personne. Ces instants où je baissais la tête pour esquiver le regard de ces camarades de classe que je croisais dans la rue. Parce que je souhaitais savourer mon enfance, mon adolescence. Vivre bien », explique l’ancienne membre de la chorale Alléluia. Pour mademoiselle Cherrelus, le chant a toujours constitué une oasis. « Il suffit de chanter pour que mes batteries se rechargent », poursuit-elle.






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