Avocat, économiste, ex-gouverneur de la Banque de la République d'Haïti (BRH), Charles Castel a analysé la conjoncture économique, les enjeux pour le secteur privé des affaires, à un petit-déjeuner causerie organisé par EGM Strategy et Management, à l’hôtel El Rancho, jeudi 12 septembre 2019. Sans faire l’économie de conseils de bon sens aux capitaines d’entreprises en proie à l’effet ciseau, une hausse de leurs frais financiers et l’amaigrissement de leurs bons de commande, Charles Castel s’est cependant libéré de l’étreinte d’une vision limitée sur l’actuel, le présent pour souligner que la crise économique de 2019, « plus aiguë » certes, n’est autre que l’expression de faiblesses structurelles, des retards dans l’application de réformes fiscale, institutionnelle, politique...
L’une finalité de ces réformes consiste à sortir l’Etat de sa fragilité, de sa faiblesse pour qu’il puisse accompagner la production, mieux distribuer la richesse et sortir progressivement la population de la pauvreté. « Il faut des institutions fortes pour implémenter les lois, les règles, les normes. La richesse doit être créée avant d’être distribuée », a insisté Charles Castel, estimant que nous devons sortir des griffes de la crise sociétale qui constitue un terreau fertile au populisme, de droite comme de gauche, qui vend le rêve du tout de tout de suite.






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