Depuis un certain temps, un peu partout dans le pays, des entreprises grandes ou petites accumulent les pertes. Lors des émeutes, elles sont vandalisées, pillées ou réduites en cendres ; souvent leurs produits sont dérobés sur le chemin de livraison. Le vendredi 27 septembre 2019, BANJ 2.0 a reçu son coup fatal. Si lors des événements précédents il n’y avait eu que de légers dommages comme des vitres cassées, cette fois-ci les assaillants ont frappé fort. « Ils ont tout saccagé. Ils ont tout emporté sur leur passage. Il ne reste plus rien sinon que le bâtiment, lui-même assez endommagé », relate le CEO de l’espace de travail partagé Marc Alain Boucicault ce dimanche après-midi, soit deux jours après la vandalisation de son entreprise jeune de deux ans.

Calme en apparence, Marc Alain affirme être remis de ce dernier choc, même s’il n’a pas pu constater les dégâts par lui-même. Prisonnier chez lui depuis quelques semaines suite à une fracture à la jambe, le convalescent qui doit rester à la maison sur ordre de son médecin a suivi en direct de sa chambre les premiers moments du pillage de Banj ! « Je les ai vus entrer et l’une de leurs premières actions a été de détruire toutes les caméras de l’espace », témoigne-t-il.