Avec la poursuite des mouvements de revendications au cours de ce mois d’octobre et les nombreux dossiers en attente depuis l’année écoulée, la justice haïtienne manquera encore à ses rendez-vous. Cette année ce ne sont pas les grèves initiées par les avocats et les juges qui sont mises en cause mais le climat délétère du pays et les magistrats assis qui refusent de venir travailler dans ces conditions.
« Cette année judiciaire est ratée », estime Me Jean Wilner Morin, président de l'Association nationale des magistrats haïtiens (ANAMAH). L’incertitude qui règne sur un « retour à la normale » dans le pays, la quantité de dossiers cumulés à traiter, la reprise manquée des activités judiciaires sont parmi les raisons qui expliquent le pessimisme du magistrat. « Si les contestations persistent la situation sera envenimée et on frôlera une catastrophe », a-t-il prévenu tout en mettant l’accent sur l’impossibilité pour les gens d’avoir droit à la justice dans le pays.






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