Les deux principales associations de magistrats haïtiens ont constaté le dysfonctionnement depuis sept semaines des tribunaux à cause de la crise politique aiguë, ont déploré l’incapacité des autorités gouvernementales à garantir la sécurité sur tout le territoire, ont dénoncé les attaques et incendies contre des tribunaux, ont évoqué les conséquences sur les droits des justiciables et exhorté les magistrats à rester chez eux jusqu’à ce que la sécurité soit garantie, lit-on en substance dans un communiqué conjoint en date du 26 octobre 2019.

L’ Association nationale des Magistrats haïtiens (ANAMAH) et l’Association Professionnelle des Magistrats (APM)  « constatent que depuis sept semaines environ, les tribunaux sont dysfonctionnels à cause de la crise politique aiguë qui sévit dans le pays » et « déplorent que des tribunaux aient été attaqués pendant cette période d’effervescence politique notamment le Tribunal de Paix de Jacmel, les Tribunaux de Première Instance de Petit-Goâve, de St-Marc et d’Aquin, le dernier en date (incendié dans la nuit du 25 au 26 octobre 2019) », selon ce communiqué conjoint.