C’est la descente aux enfers pour les petites et moyennes entreprises (PME) en Haïti depuis le déclenchement de la crise politique qui s’est caractérisée par des soulèvements populaires dans plusieurs villes. Des entreprises n’ont pas échappé à la colère des manifestants qui ont pillé et craché le feu. Même celles qui ne sont pas victimes directement des actes de violence subissent les contrecoups de la crise. Pour les entreprises qui n’ont pas les reins solides, la fermeture devient inévitable. Dans le but d’assurer leur survie, certaines entreprises procèdent à la réduction de leur personnel par des licenciements et des mises en disponibilité afin d'alléger leur masse salariale.

Dans une interview accordée récemment à Magik 9, l’économiste Fritz Alphonse Jean croit que les autorités financières doivent donner un coup de pouce aux petites et moyennes entreprises (PME). « Tous les acteurs du système financier savent très bien la situation dans laquelle évoluent les petites et moyennes entreprises (PME), a indiqué l’ancien gouverneur de la banque centrale. Il faut, à mon humble avis, que les autorités financières et les institutions financières soutiennent les PME qui sont frappées de plein fouet par cette crise, tout en respectant les normes internationales afin d’éviter que le pays soit exclus du système financier international. »