Les faits, illustrés avec des vidéos, avancés dans la déclaration faite par Amnesty International le 31 octobre dernier, n’ont pas été contestés par le ministre des Affaires étrangères, Bocchit Edmond qui intervenait à la radio magik 9 vendredi 8 novembre. Il est seulement monté au créneau pour critiquer le fait que l’organisation qui s’adonne à faire valoir les droits des personnes a négligé de mentionner les policiers blessés et les entreprises pillés ou incendiés durant ces manifestations exigeant le départ de Jovenel Moïse. Selon le chancelier, le communiqué de Amnesty International est partial parce qu’il ne mentionne à aucun moment les agents de la police nationale qui ont été victimes ni les biens privés attaqués ou incendiés.

Bocchit Édmond, affichant son désaccord envers l’angle de traitement des informations, est loin de mettre en doute ou discréditer la confirmation dont dit dispenser Amnesty International concernant « plusieurs cas de recours à une force excessive par la police pendant six semaines de manifestations anti-gouvernementales, dans le cadre desquelles 35 personnes sont mortes, dont plusieurs des mains de la police nationale ». « Les agents de la force de l’ordre ont été très professionnels. Dans tous les pays du monde, il y a certaines bavures policières. En Haïti quand des policiers sont indexés, l’Inspection générale est là pour prendre les mesure nécessaires », a déclaré Bocchit Edmond.