Le pays est en mode «lòk» depuis tantôt dix semaines. Entre les villes de province et la capitale, la liaison devient de plus en plus difficile. Impossible à certains moments de la durée. Mais les produits agricoles, récoltés dans les différents recoins du pays, sont bel et bien présents dans les marchés publics comme dans les supermarchés. C’est un phénomène. Mais ce n’est pas par magie. Le mérite revient à nos chères Madan Sara qui mettent leur vie en péril pour permettre à la ville d’avoir les denrées locales à portée de main.
Elles sont plus que des marchandes ordinaires. Les madansara sont une espèce rare. Elles ont toujours joué un rôle important dans l’économie haïtienne. Dans ce moment de peyi «lòk», elles deviennent encore plus importantes. Partant du Nord ou du Sud, atteindre l’aire métropolitaine n’est pas chose aisée. Partout des barricades. Ces femmes mettent, certaines fois, plus de trois jours pour arriver à destination. Telles des intrépides, jamais elles ne renoncent à leur mission : celle de nourrir une partie importante de la population.




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