Contrairement au mouvement GNB, c’est l’opposition politique qui est au-devant de la scène dans la mobilisation anti-Jovenel Moïse. Depuis deux mois, les mots d’ordre des têtes de pont de l’opposition sont suivis ou presque. Cela n’empêche pas que les critiques contre la classe politique refont surface surtout sur les réseaux sociaux. Pour certains, les opposants qui veulent chasser Jovenel Moïse du pouvoir sont aussi responsables de la situation du pays. Les critiques visent surtout ceux qui détiennent comme Jovenel Moïse un mandat du peuple ou ceux qui occupaient des postes de responsabilité dans les administrations passées.

Même si les leaders de l’opposition mènent le mouvement anti-Jovenel Moïse, ils doivent savoir qu’ils sont des mal-aimés. Les élections organisées à travers le pays depuis la fin de la dictature des Duvalier le prouvent. La population élit toujours un outsider au poste de président de la République au détriment des leaders politiques actifs sur le terrain. La cohabitation entre un président outsider et les leaders politiques dits traditionnels est toujours problématique. D’où l’une des causes de l’instabilité politique que vit le pays depuis la chute des Duvalier.