« Je ne bande plus ». Au-delà de ce titre accrocheur, c’est un amour de jeunesse avorté. Une soif inassouvie. Une promesse tenue. Celle de parapher ce lien brisé par le poids de la religion et des autorités parentales. « J’avais promis à Chelle (le personnage principal du livre) d’écrire notre histoire. Une histoire spéciale qui de fait m’ouvre aujourd’hui les portes de la littérature », raconte Diery Marcelin, qui estime que les différences religieuses y compris certaines idées véhiculées par la religion peuvent « chambarder les relations amoureuses ».

L’écriture de Diery Marcelin critique mais aussi propose. « C’est une autre forme de combat. C’est soumettre à la fiction une réalité dans le but de dénoncer et de soumettre de nouvelles façons de faire. Ce qui est exactement le cas dans "Je ne bande plus" où j’attire l’attention sur le côté exclusif de la religion interdisant les relations amoureuses entre chrétiens et païens », explique le natif de Léogâne.