Le ministère de l’Éducation nationale comprend-il les réalités scolaires ? L’on se souvient de la réaction initiale du ministre Pierre Josué Agénor Cadet quand des voix de parents s’élevèrent pour protester contre l’augmentation disproportionnée des frais scolaires dans certaines écoles. Le ministre invita les parents mécontents à déposer plainte. Puis, dans la deuxième quinzaine d’août 2019, le commissaire du gouvernement Paul Éronce Villard surprit les observateurs en lançant des convocations au parquet à quatre directeurs d’établissements scolaires après réception de plainte de quelques parents d’élèves. Si le commissaire du gouvernement s’était senti compétent pour se saisir d’une question pourtant fort délicate, la surprise allait venir du ministre Cadet lui-même qui désapprouva l'attitude du chef du parquet dans ce dossier. À en croire le ministre, le parent, mécontent de l’augmentation des frais scolaires, peut toujours donner une autre orientation scolaire à son enfant en changeant d’établissement.
Le commissaire Villard se tira d’embarras en réunissant autour d’une table plaignants et directeurs d’école. Un accord a rapidement été trouvé. Avec ce modus operandi, le feu s’éteignit. Le lundi 9 septembre, l’année scolaire put débuter. Or, le retard mis par le gouvernement pour venir à bout d’un tout autre problème, la rareté du carburant, allait mettre de l’eau au moulin des professionnels de la déstabilisation. Le dimanche 15 septembre, éclatèrent des mouvements de protestation dans certaines rues contre la gestion de la rareté du carburant par les autorités en place. Dans un papier inédit, je fis état « du repos et de l’informel perturbés un dimanche ».




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