Le réseau privé de l'éducation dans le pays détient la plus grande part des écoles. Ce sont bien ces établissements qui souffrent le plus. Ils sont contraints de placer leur personnel incluant les enseignants en situation d'arrêt de travail depuis septembre. Certains ont payé uniquement le mois de septembre, d'autres opèrent une réduction de salaire. Mais la majorité n'a rien payé. Les dépenses consenties pour préparer la rentrée des classes les laissent peu d'argent en réserve. Les directions se mettent d'accord sur un point : il serait malsain d'exiger des parents le paiement d'un service dont ils n'ont pas bénéficié.
Jean Edson Méus tire ses revenus déjà faibles de l'enseignement de l'anglais au niveau du nouveau secondaire et professionnel. Tous les centres d'enseignement qui bénéficiaient de ses services sont fermés à Carrefour. Il a déjà travaillé deux semaines en septembre mais le collège ne pouvait pas le payer. En guise d'alternative, il a commencé à donner des cours aux particuliers. « À présent , je gagne même pas la moitié de mes revenus habituels. Tous mes projets sont à l'arrêt. Si j'avais une femme et des enfants, j'aurais beaucoup plus de mal à m'en sortir », dit-il. Mais tous n'ont pas la même chance.






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