« Le mode est fou, le monde est beau. Une symphonie toujours nouveau », chante le crooner espagnol Julio Iglesias. Il ne croit pas si bien dire à l’heure où la planète s’enlise dans des conflits immodérés qui occasionnent des milliers et des milliers de morts. Ceux qui ont perdu leurs êtres chers sont devenus des tombeaux ambulants. Ils portent la mémoire des disparus comme des urnes remplies de leurs cendres.

L’Haïtien vit aujourd’hui dans un environnement troublant ; sa vie se développe dans un écosystème qui glisse vertigineusement dans la perte du sens commun, des comportements anormaux et des pulsions meurtrières. L’interaction qui se produit entre les institutions, les groupes, les différentes composantes et éléments qui se reproduisent au sein de la société dans cette dynamique suicidaire a un grand impact sur la santé mentale.