« Parmi les bacheliers, seulement 20% sont inscrits dans un établissement public en Haïti. D’un autre côté, 85% personnes détentrices d’un diplôme universitaire quittent le pays pour aller vivre et travailler à l’étranger », a affirmé Dr Edelin Mangnan, un des panélistes, abordant le sujet relatif à la formation supérieure et l’employabilité des jeunes. L’intervenant a fait le point sur le problème d’accès des jeunes à l’enseignement supérieur et aux emplois. « L’indice de l’emploi pour l’exercice 2018-2019 se chiffre à -1,2% selon l’Institut haïtien de statistique et d’informatique (IHSI) », a-t-il souligné.

Dr Édelin Mangnan a profité de son intervention pour attirer l’attention sur les difficultés de la Direction de l’enseignement supérieur et de la recherche (DERS), une structure du ministère de l’Education nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) qui n’est pas dotée suffisamment de moyens pour remplir sa mission. Il a aussi invité l’assistance, composée essentiellement de jeunes universitaires, à lire un ouvrage traitant des conditions de vie des étudiants.