Jean-Bertrand Aristide est parti en exil le 29 février 2004. Placé sous tutelle onusienne, le pays a organisé des élections générales en 2006 en vue de reconstituer ses institutions que le pouvoir Lavalas avait emportées avec lui dans sa déchéance. Pour ces élections, rapporte le professeur Sauveur Pierre Etienne, René Préval a été la carte maitresse de la communauté internationale d’un sous-secteur du secteur privé des affaires et des bases Lalavas. Les élections de 2006 se déroulaient dans un contexte de grand banditisme dû à l’opération Bagdad lancée par des groupes se réclamant du mouvement Lavalas pour exiger le retour d'Aristide.
Pour certains secteurs, René Préval représentait l’unique personnalité politique capable de porter les lavalassiens à déposer les armes sans effusions de sang. « Sur le plan national, des gens du secteur privé des affaires, des ONG, des organisations politiques, populaires et paysannes se rendent à ce moment-là à Marmelade pour lui faire croire qu’il est l’homme de la situation », écrit l’auteur de l’ouvrage « Haïti : le drôle de guerre électorale 1987-2017 ». Après avoir consulté l’ancien président américain Bill Clinton, René Préval s’est lancé dans la course.






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