« Les événements du Bel-Air sont le résultat du climat d’intolérance qui caractérise la lutte politique actuelle. Des groupes armés proches du pouvoir sont à la base de ces douloureux événements. Opposés par la force à l’opération peyi lòk et vraisemblablement monnayés par le pouvoir, ils ont tenté d’enlever des barricades mises en place par des protestataires proches de l’opposition. C’est ce qui a donné lieu au conflit », explique la FJKL dans son rapport. Sans détour, l'organisme avance comme mobile pour ces événements malheureux la tentative du gouvernement de débloquer le Bel-Air pour faciliter la circulation et placer la zone sous le contrôle de groupes armés qui lui sont proches pour empêcher les manifestations populaires.
La FJKL dit confirmer - sans prétendre à un décompte exhaustif - le décès de quatre personnes dans les événements du Bel-Air et de la ruelle Mayard. Elle a aussi affirmé qu’il n’y a pas de personne portée disparue. Mais ces événements ont quand même poussé des citoyens à fuir de chez eux. La zone est désertée du fait qu’elle est devenue dangereuse. Il y a donc beaucoup de déplacés internes. Par ailleurs, la FJKL révèle que le conflit de la ruelle Mayard est différent des événements du Bel-Air même, puisqu'il s’agit d’un conflit de contrôle territorial qui porte essentiellement sur les protestations antigouvernementales et les prochaines élections. « Des groupes armés cherchent à étendre leurs zones d’influence pour mieux rançonner les candidats aux prochaines élections et montrer leur force dès à présent », avance l'organisation de droits humains.






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