« C’est au travers de mes allers-retours dans le Nord-Ouest que j’ai pris conscience de la grande difficulté qu’il y a pour bien des enfants du pays de se rendre à l’école chaque matin », explique Foujita Capricien qui a conçu un documentaire baptisé « Sou wout lekòl ». En plus de son observation, la réalisatrice, qui est mélomane, a aussi puisé son inspiration à l’écoute de la chanson "Sou wout lekòl" du chanteur engagé Kèb. Le documentaire nous entraîne dans le quotidien d’une fille qui ne marche pas moins de 5 kilomètres par jour pour se rendre à l’école. Foujita nous explique que la fille se doit d’escalader des montagnes, de traverser des rivières chaque jour pour finalement retrouver ses camarades dans la ville de Saint Louis. Elle souhaite au-delà du festival pouvoir diffuser son film dans des centres culturels pour interpeller l’opinion public sur la thématique.
Coutchève Lavoie Aupont, dans « Habiter », met à nu la réalité du quartier de Canaan. « En tant que natif du Plateau Central, mes yeux sont rivés sur ce quartier à force d’y transiter pour aller voir ma famille », affirme l’écrivain. Il précise que son œuvre n’est pas un documentaire proprement dit mais plutôt une œuvre expérimentale qui propose de poser un regard sur une réalité, de montrer l’irresponsabilité de l’Etat, de souligner aussi l’invivabilité de l’espace. Coutchève projette de faire voir le film à des connaisseurs et des gens ordinaires dans l’idée de recueillir leurs suggestions et conseils afin de parfaire sa jeune création qu’il estime encore inachevée.






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