Le débat sur les importances comparées du niveau individuel et du palmarès collectif a de beaux jours devant lui... Lundi soir au Théâtre du Châtelet de Paris, le 64e Ballon d’Or a été décerné à Lionel Messi, qui n’a remporté qu’un trophée sur l’année civile (la Liga avec le Barça), mais a retrouvé un niveau de jeu et des statistiques dignes de ses plus grandes années (47 buts et 19 passes décisives en 55 matchs toutes compétitions confondues avec Barcelone et l’Argentine). A 32 ans et 10 ans après son premier sacre, l’Argentin remporte donc un sixième Ballon d’Or et reprend seul le record qu’il partageait depuis 2017 avec Cristiano Ronaldo.

Premier lauréat du trophée à ne pas avoir remporté la Ligue des champions dans l’année depuis CR7 en 2013, Messi succède à Luka Modric et met fin à la série de trois Ballons d’Or d’affilée pour le Real Madrid (qui ne place d’ailleurs aucun joueur dans le top 10). “La Pulga” devance au classement Virgil Van Dijk, vainqueur de la Ligue des champions avec Liverpool (qui place trois joueurs dans le top 5), et l’inoxydable Cristiano Ronaldo, encore sur le podium à 34 ans. Dans le reste du palmarès, le Néerlandais De Ligt devient le deuxième lauréat du trophée Kopa (après Kylian Mbappé) et Alisson le premier du trophée Yachine, récompensant le meilleur gardien. L’Américaine Megan Rapinoe succède pour sa part à Ada Hegerberg, qui avait remporté l’année dernière le premier Ballon d’Or féminin.