Le Nouvelliste (L.N.) : Les Vendredis Littéraires, c’est un quart de siècle. Cette institution a accueilli une moisson d’auteurs (poètes, romanciers, essayistes, dramaturges). Partons au point A. Le moment où tout a commencé.
Lyonel Trouillot (L.N.) : Décembre 1994. Une armée étrangère venait de ramener un président. Il y avait un fond de tristesse. Mais aussi un désir de dire. Pas seulement autour de la conjoncture immédiate. Un besoin de dire la vie en ses difficultés et dans sa part de révolte, de rêve et d'espérance. Ce que fait la littérature. L'idée était simple, risquée. Offrir un espace aux voix de la littérature : jeunes et vieux, tous genres confondus. Le risque était que n'importe qui pouvant s'amener avec ses textes, la place pouvait s’ouvrir à n'importe quoi. Mon pari était que la sanction viendrait de l'assistance. C'est ce qui s'est fait.






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