Noël esquive Port-au-Prince. Cela remonte à longtemps déjà. Mais encore plus cette année. Dans les quartiers, ni les armadas habituelles de guirlandes lumineuses ni quelques couches de peinture sur des maisons parfois délabrées qui traduisaient l’espoir en des jours meilleurs. La résilience d’un peuple toujours prêt à contrecarrer les difficultés quotidiennes, aussi grandes soient-elles.
Tout cela fait partie d’un temps révolu. Le temps de la nostalgie de toute une enfance bercée par le célèbre « Konkou Chante Nwèl » de la chaîne de télévision Télémax, les pluies d’étoiles et les ballons de baudruche que l’on s’achetait à la boutique d’à côté. A l’époque, le moindre bruit de pétard que les « petits garçons » prenaient un malin plaisir à faire exploser n’était pas confondu à un concert de balles. Puisqu’ici est devenu maintenant un champ de tirs pour les affrontements entre gangs rivaux.






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