La quatrième édition du Carnaval de l’indépendance n’a pas eu lieu cette année. Les activités prévues pour les trois jours gras ont été également annulées sous la menace d'opposants armés. Ces activistes ont incendié l’unique stand qui a été construit en la circonstance et dressé plusieurs barricades au centre-ville. Comme au moment du « peyi lòk », ils entendent resserrer l’étau autour du chef de l’État, Jovenel Moïse.
Le premier jour gras a été teinté de violences. Munis de leurs armes, les opposants au président ont gagné les rues pour exprimer leurs frustrations et manifesté leur solidarité aux policiers protestataires. « Twòp polisye tonbe, pa gen chita lakay », « Fòk Jovenel ale » ont-ils scandé en chœur. Ils ont fustigé énergiquement le comportement de Jovenel Moïse qui se serait montré « insensible » à la souffrance de la population. En cette période d’instabilité où l’insécurité bat son plein, les militants estiment que le carnaval n’a pas lieu d'être. « Jovenel Moïse est un incapable. Il n’est pas à même d’identifier les priorités de la nation », ont-ils dénoncé.






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