Cette année, Haïti n’a pas le droit de rater la campagne agricole de printemps qui représente 60% des disponibilités alimentaires dans le pays. Suivant des hypothèses avancées par la Coordination nationale de la sécurité alimentaire (CNSA), l’insécurité alimentaire, pour la période de mars à juin, va s’aggraver, en raison de la persistance d’un ensemble de facteurs d’ordre politique, socioéconomique et des phénomènes naturels. Compte tenu de l’ampleur des défis, le ministre de l’Agriculture sortant, Jobert C. Angrand, a remis à son successeur un cartable ayant tous les dossiers en cours dans le ministère de l’Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural (MARNDR) dont celui relatif à la campagne agricole de printemps.

« Le secteur agricole fait face à de grands défis. Après plus de 11 mois de sécheresse enregistrés au niveau de certaines zones, la disponibilité des aliments ne sera pas assurée, si la campagne de printemps n’est pas réussie », a soutenu l’agronome Jobert C. Angrand lors de la cérémonie d’installation de son successeur. L’ex-ministre de l’Agriculture a souligné que la nouvelle stratégie prônée au plus haut niveau pour la réussite de la campagne privilégie l’accompagnement des producteurs dans les filières patate et manioc et l’établissement de poulaillers pour faciliter l’accès à des protéines en Haïti. « Pour la campagne de printemps, un dossier a été préparé. L’acquisition d’outils, de semences, de boutures, de moto-pompes et de carburant pour le labourage est en cours », a-t-il indiqué.