Le Nouvelliste (L.N..) : Wooly Saint-Louis Jean, le chanteur des poètes, vous chantez « La panique globalisée » en cette fin du mois de mars, un texte au parfum de confinement. Ce texte, cette chanson, c’est un regard amer sur le monde.
Wooly Saint Louis Jean (W.S.J.) : La chanson « La panique globalisée» n’est pas un regard amer du chanteur sur le monde. C’est plutôt la photocopie de l’état actuel du monde. Un artiste aimerait chanter à propos des rayons du soleil, de la beauté de l’arc-en-ciel, des vagues de la mer, le sable chaud de la plage, le chuchotement de la brise, l’amour et la joie de vivre, mais un artiste est un miroir, un observateur, une sentinelle, un messager de la lumière, sa mission est aussi et surtout de chanter à propos des problèmes de son pays natal et de sa planète. Le problème que nous confrontons aujourd’hui est un problème planétaire. Un virus qui a été créé au loin, dans un petit coin du monde, est maintenant un virus globalisé, car le monde est un petit village. Je suis un Haïtien et je vois venir le virus comme un chant lugubre, il avance sur mon peuple démuni, sur mon pays délabré, sur ma terre cassée, rongée par tous les maux. En tant que citoyen du monde, je regarde de loin les ravages de ce virus sur les peuples de la terre et je suis en train de souffrir avec ces peuples-là, car le malheur d’un homme est le malheur de tout homme.






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