Le Nouvelliste (L.N.) : Pendant votre période de confinement à Montréal où vous vivez, vous produisez beaucoup. Mérès Weche, d’où vient cette énergie ?

Mérès Weche (M.W.) : Cette énergie me vient tout bonnement de ma disposition d’esprit, que je veux être toujours prompt, à la manière d’un Louis-Joseph Janvier ou d’un Anténor Firmin, mes théoriciens haïtiens préférés du XIXe siècle. Á mon sens, ce confinement est une retraite à la manière de ce qui s’offre aux écrivains « en résidence », l’occasion de prendre une certaine distance avec le train-train quotidien. Je n’ai jamais eu ce privilège, c’est le coronavirus qui me le donne, et j’en profite comme je peux.