Les jeunes d’aujourd’hui ne le connaissent sûrement pas. Sa musique ne marquera pas cette génération. Il joue du racine, un rythme que la société a tendance à rejeter. Wawa, fin août, a visité Ticket pour parler de son retour, de ses projets, mais surtout pour dénoncer son absence au plus grand festival de la Caraïbe qui s’est tenu en Haïti cette année. « Carifesta sans Wawa ? Une grande farce ! »
Non sans peine, il gravit les deux étages qui mènent au bureau de Ticket. Accompagné de 3 de ses 14 enfants, Wawa, de son vrai nom Jacques Maurice Fortéré, est encore affaibli par l’AVC dont il était victime en 2006. Chemise verte, pantalon gris, le maître à penser de Rasin Kanga, malgré son flot lent, est ferme. Direct, il ne ménage pas non plus ses récriminations face au gouvernement qui n’a jamais pris au sérieux la tendance racine, encore moins Rasin Kanga, son groupe. « Je n’ai jamais reçu aucun support de ces gens-là ; ils méprisent l’essence même de notre culture. On fait passer le vaudou pour tout ce qu’il y a de diabolique, de mal et de méchant. C’est totalement faux ! Pendant toute la durée de mon absence, on n’a jamais demandé de mes nouvelles. Mais je suis de retour, et Rasin Kanga est de plus en plus fort », lâche tout de go un Wawa amer mais toujours très calme.






Commentaires
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à réagir.