« La diminution  des transferts de la diaspora constitue le plus gros risque économique de la pandémie de Covid-19 pour Haïti. L’économie haïtienne vit des transferts de la diaspora qui représentaient l’année dernière 3,3 milliards de dollars américains, dont 76% de ce montant provenaient des Etats-Unis », a expliqué M. Boisson, soulignant que le produit intérieur brut d’Haïti se chiffre à 8 milliards de dollars américains.  L’impact économique du nouveau coronavirus, de l’avis de Pierre-Marie Boisson, sera différent de l’impact sanitaire. Sur ce point, l’économiste, en se basant sur des constats effectués dans les autres pays, ne se montre pas trop inquiet de l’impact du Covid-19 sur le plan sanitaire en Haïti. « Les personnes âgées de 65 ans et plus dans le pays représentent seulement 5% de la population », argumente-t-il.  

Compte tenu de l’impact du nouveau coronavirus sur l’économie américaine, l’économiste Pierre-Marie Boisson identifie la baisse enregistrée au niveau des remises migratoires comme étant le plus grand risque pour Haïti.  « Sur la baisse d’environ  600 millions de dollars américains, prévue  par le Fonds monétaire international (FMI), au niveau des transferts dans le monde, Haïti enregistre une diminution  de 557 millions de dollars sur les envois de fonds de ses migrants », a indiqué M. Boisson, précisant que 60% des familles haïtiennes vivent des transferts.