Le Nouvelliste (L.N.) : Vous avez été subjuguée par L’espace d’un cillement, roman de Jacques Stephen Alexis publié en 1959 chez Gallimard. Alexis a été récompensé, en 2018, à titre posthume, pour ce chef-d’œuvre par le premier prix Jean d'Ormesson de l’académie française. Quel est la place de ce roman dans votre univers de lectrice et de critique littéraire?
Valérie Armand : Ce grand roman de Jacques Stephen Alexis fait partie de mon univers dès j’ai l’âge de seize ans. Je l’ai découvert dans la bibliothèque de mon père que je fouinais durant les vacances d’été, en quête d’aventures. Je m’étais donc rendue compte que l’extraordinaire trame du récit était bâtie sur les sens, sans savoir, lors, que j’aurais la possibilité, à l’avenir, de choisir « L’espace d’un cillement » comme sujet de thèse. Puisque la professeure Maryse Condé soutenait mon choix sans hésitation, après des recherches sur l’auteur et son œuvre, est né « Renouveau du sensuel dans L’espace d’un cillement de Jacques Stephen Alexis ».






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