Haïti s’achemine lentement mais sûrement vers le pic de l’épidémie de coronavirus. On ne sait pas ce que cela donnera, ni quand il arrivera. Mais, si on se fie aux projections des spécialistes, le pire est devant nous. Dès la découverte des premiers de cas de coronavirus en Haïti, tous les gens sensés de la société redoutaient le pire. Ils avaient raison. Aujourd’hui encore, en dépit de la multiplication des cas, certains continuent, par ignorance ou par manque d’information, à minimiser la pandémie qui met à genoux les meilleurs systèmes de santé au monde. Entre-temps, d’autres cèdent, à tort ou à raison, à la panique face à la pandémie qui gagne du terrain dans le pays.

Dans l’un ou dans l’autre cas, il est de la responsabilité de l’État d’intervenir. L’État doit ajuster sa campagne de communication par rapport à l’évolution de la maladie. Ce qu’on ne sent pas encore. Depuis que les cas de coronavirus augmentent, il y a une contre-offensive des messages non officiels sur la maladie sur les réseaux sociaux et ailleurs. Qui n’a pas reçu des messages leur déconseillant d’aller à l’hôpital au risque de grossir le lot des victimes du corona ? Il y a aussi tout ce débat sur les nombreux cas de fièvre observés à travers le pays ces derniers jours. À cela, il faut ajouter les fausses informations créées à dessein que des gens honnêtes partagent de bonne foi.