Cela va sans dire, son premier single « M pap pran sa nan men w », réponse bien croustillante à la chanson du même titre de K-dilak, est le pion qui propulse Jocelyne Bijoux au-devant de la scène. Fille de la Promesse, c’est sur les bancs de l’église Maison de Dieu de Refuge que « Bijou » découvre la musique. « J’ai commencé à chanter à l’église, j’avais tout juste 13 ans », confie Jocelyne. Si elle ne met pas son talent à profit pendant un temps, en 2012, alors âgée de 20 ans, elle chante pour le toute première fois sur scène face à un public au concours de talents, Digicel Stars. « Manque de votes, je suis arrivée en sixième place », relate-t-elle. Cet échec ne la décourage pas. Bijou n’entend pas abandonner son rêve d’artiste de sitôt.
Malgré les réticences de son père, un fervent chrétien qui craint que sa fille ne soit influencée par le monde et ses malices, la native du Capricorne se lance dans la musique avec Akoustik Fanm Kreyòl, un groupe féminin qui ne fera pas long feu. « Aujourd’hui, membre du label Anacaona Records, qui travaille avec des artistes africains, la jeune femme poursuit sa carrière en solo. A la fin de l’année 2019, elle a livré son deuxième single, « Pouki se mwen », avant de partir à la conquête de la scène internationale. Du 24 au 29 février 2020, elle a représenté Haïti à la 19e édition de l’Exposition internationale des bénévoles organisée par l’Université catholique de Murcie en Espagne.






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