Les affrontements à l’arme automatique entre les gangs, les expéditions punitives et les carnages ayant différentes motivations sont le lot des habitants des quartiers pauvres du bord de mer, entre Martissant, au sud de Port-au-Prince et Zoranje, à l’extrémité de Cité Soleil, au nord. Les conquêtes territoriales élargissent les périmètres des zones de non-droit, appelées VAR par des membres de la population.
Le maire de Port-au-Prince, Youri Chevry, interrogé par le journal, témoigne de la montée en puissance des gangs. « C’est sûr, les gangs sont devenus plus puissants et les zones de non-droit s’étendent. Chaque quartier est devenu un pays dans le pays », affirme le maire, confronté à un tarissement des taxes à cause de la fermeture ou la délocalisation forcée de certains marchés et de gares routières. « Nous ne pouvons plus continuer à vivre comme ça », a indiqué Youri Chevry, consterné par le carnage de Pont-Rouge. « Je n’ai pas d’informations mis à part celles communiquées dans la presse », a dit l’édile de Port-au-Prince, la capitale d’Haïti.





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